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Conduite à tenir devant un traumatisme sportif

Dans un bon nombre de traumatismes sportifs, comme les contusions (béquilles), les entorses (cheville, genou…), les déchirures musculaires, la conduite à tenir sera souvent similaire et peut être résumée dans un de ces deux mots...

Dans un bon nombre de traumatismes sportifs, comme les contusions (béquilles), les entorses (cheville, genou…), les déchirures musculaires, la conduite à tenir sera souvent similaire et peut être résumée dans un de ces deux mots :
 

RICE (anglais) GREC (français)

- R comme REPOS, vous êtes un éducateur et non un médecin, aussi votre rôle est de sortir immédiatement tout joueur blessé (en particulier dans les petites catégories), afin de ne pas aggraver une blessure. La motivation du joueur, le fait qu’après une phase initiale douloureuse les choses s’arrangent et qu’à « chaud », la gêne paraît moins importante, sont autant de facteurs pour le sportif l’incitant à rester sur le terrain. Les minutes ainsi gagnées risquent de se payer par la suite en jours d’indisponibilités…

- I comme ICING ou G comme GLACAGE, tout le monde connaît l’importance du froid comme antalgique ou antiinflammatoire à la phase aigue d’un traumatisme. Attention tout de même à la bombe de froid qui génère qu’un refroidissement superficiel avec un risque de brulûre grâve si la projection est trop proche de la peau ou trop prolongée (ne jamais réaliser de « givrage » de la peau…). Plus intéressante est l’utilisation de la glâce appliquée sur la région douloureuse, plutôt la glace pilée qui va mieux se mouler sur l’articulation ou le membre, toujours en évitant l’application directe sur la peau. On peut utiliser des packs réutilisables type Cryopack ou Physiopack, ou 1 ou 2 kilos de petits pois congelés dans un sac en plastique que l’on pourra réutiliser après un nouveau séjour au congélateur. Ce qui est important, c’est que ces séances de glâce doivent être continuées au rythme de 2 ou 3 par 24 heures (30 minutes par séance…) tant que la blessure n’est pas guérie…

- C comme COMPRESSION, afin de limiter l’oedeme autour d’une articulation ou limiter le saignement au sein d’un muscle ce qui permettra une guérison plus rapide (souvenez vous de la blessure de Christophe Dugary au cours de la Coupe du Monde, dans le film « les yeux dans les bleus…).

- E comme ELEVATION, placer le membre traumatisé en légère surélévation toujours afin de limiter l’oedeme, favoriser son drainage ou celui d’un hématome.
 

Cette conduite à tenir simple, applicable pour beaucoup de traumatismes sportifs, limitera l’importance des lésions et permettra un retour rapide du joueur sur les terrains.

 

Docteur Gérard MURGUES

 

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